Que raconter avec une proposition fragile et délicate (des essais poétiques et aléatoires ! ! !) dans ce temple de la culture et du marché des arts vivants qu’est devenu le festival d’Avignon ? Le public y est présent en masse ; les spectacles nombreux ;
Le tumulte grand…
Entre autres choses, pour se réconcilier avec le temps…
Les suspensions poétiques sont d’abord à appréhender par chacun et chacune (sur scène et sur le plateau) comme une séance de travail sur la notion du temps.
Nous, artistes présents, devrons tendre vers cela, sans complaisance, sans regard sur nous-mêmes, mais sur ce que nous fabriquons, là, ensemble. Ce n’est ni un spectacle, ni une représentation.
C’est un acte éphémère et gratuit.
Un cadreur et un preneur de sons suivront mots, visages et gestes des artistes lors de cette première et unique journée de travail. Un travail qui débutera lors de la rencontre du duo d’artiste en gare d’Avignon (une fin de matinée) à l’entrée sur le plateau (un début de soirée). Car c’est bien de cela qu’il s’agit de donner à voir :
Le « Ce que nous tissons durant des jours, des semaines, voire des mois » ce n’est que du travail.
Alors…On se démasquera, un temps. Le temps d’une déambulation. Nous ne serons plus ni des stars, ni des intermittents. Mais des hommes et des femmes en curiosité et en recherche : Le temps d’une escale dans les rues d’Avignon et dans les prémices d’un travail joyeux sur une matière particulière mais bien vivante : Les textes poétiques
Les publics suivront sur des écrans, installés sur le plateau, ces moments précieux :
De la première rencontre…Aux premiers échanges …Ils suivront, de visu, les premiers pas, à deux, à trois, sur le plateau.
Une ballade, un plateau, des textes, des artistes mis à nu par la rareté de ces moments ouverts aux divers publics.
Pour dire, simplement, que nous sommes aussi et surtout des chercheurs…D’un temps à venir.